Le nombre de plateformes, iPhone et Android, le serveur qui stocke les données et les comptes, les fonctions, notifications, paiement, géolocalisation, hors ligne, le design, les tests sur de nombreux appareils, la publication sur les magasins, puis l’entretien. Chaque brique est du temps humain, et le temps dépend des exigences : c’est pourquoi deux devis pour « une application » peuvent différer d’un facteur dix.
Une application n’est jamais seule. Derrière l’écran, il faut un serveur qui conserve les comptes, les données et les règles, une interface d’administration pour l’entreprise, et souvent un site qui présente l’application. Chacune de ces couches se conçoit, se développe, se teste et se maintient. Une carte de fidélité à tampons, par exemple, ce n’est pas un écran avec des ronds : c’est une gestion d’identité, un mécanisme de validation au comptoir, une synchronisation, des notifications, et un tableau de bord.
La question qui fait le plus bouger le prix est celle des plateformes. Développer séparément pour iPhone et pour Android double une partie du travail ; les technologies multiplateformes réduisent l’écart mais ne l’effacent pas, et imposent leurs limites. Vient ensuite le niveau de finition : une application acceptée par les magasins n’est pas forcément une application que les clients gardent, et la différence tient à des détails qui coûtent cher.
07 Comment savoir si votre projet justifie une application ?
Répondez à cinq questions : vos clients utiliseront-ils le service plusieurs fois par semaine ; avez-vous besoin de matériel du téléphone au-delà de l’appareil photo et de la géolocalisation ; l’usage hors connexion est-il essentiel ; la présence dans les magasins fait-elle partie du produit ; avez-vous un budget d’entretien chaque année. Sans au moins deux oui, faites un site et une carte.
Ce test élimine la plupart des projets d’applications de commerces, et c’est tant mieux : il oriente le budget vers ce qui sera utilisé. Il conserve les vrais projets, une place de marché, un outil métier pour des équipes en déplacement, un service utilisé quotidiennement, pour lesquels l’application est la bonne forme et mérite son coût.
Si vous hésitez, commencez par la version sans application : le site et la carte dans le portefeuille. Ils se construisent vite, se mesurent, et si l’usage démontre un jour le besoin d’une application, les données, les comptes et les règles existeront déjà. Nous en parlons volontiers, projet par projet, en nous écrivant.