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Combien coûte une application mobile, et une petite entreprise en a-t-elle besoin ?

Le prix d’une application se fait sur deux plateformes, un serveur, des comptes, des notifications et des mises à jour chaque année, bien plus que sur les frais des magasins, qui sont publics et modestes. Pour la plupart des commerces, la question n’est pas combien, mais pourquoi.

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Fidélité mobile

« Combien coûte une application mobile » est une question à laquelle nous refusons de répondre par un chiffre, parce qu’aucun chiffre honnête n’existe sans le projet. En revanche, nous pouvons dire ce qui fait le prix, ce que coûtent les magasins d’Apple et de Google, ce qu’une application continue de coûter une fois publiée, et surtout à quelles conditions un commerce, un restaurant ou un cabinet en a réellement besoin. Le plus souvent, il n’en a pas, et une carte dans le portefeuille du téléphone fait mieux pour une fraction du coût.

Qu’est-ce qui fait le prix d’une application mobile ?

Le nombre de plateformes, iPhone et Android, le serveur qui stocke les données et les comptes, les fonctions, notifications, paiement, géolocalisation, hors ligne, le design, les tests sur de nombreux appareils, la publication sur les magasins, puis l’entretien. Chaque brique est du temps humain, et le temps dépend des exigences : c’est pourquoi deux devis pour « une application » peuvent différer d’un facteur dix.

Une application n’est jamais seule. Derrière l’écran, il faut un serveur qui conserve les comptes, les données et les règles, une interface d’administration pour l’entreprise, et souvent un site qui présente l’application. Chacune de ces couches se conçoit, se développe, se teste et se maintient. Une carte de fidélité à tampons, par exemple, ce n’est pas un écran avec des ronds : c’est une gestion d’identité, un mécanisme de validation au comptoir, une synchronisation, des notifications, et un tableau de bord.

La question qui fait le plus bouger le prix est celle des plateformes. Développer séparément pour iPhone et pour Android double une partie du travail ; les technologies multiplateformes réduisent l’écart mais ne l’effacent pas, et imposent leurs limites. Vient ensuite le niveau de finition : une application acceptée par les magasins n’est pas forcément une application que les clients gardent, et la différence tient à des détails qui coûtent cher.

Que coûtent les magasins d’Apple et de Google ?

Google demande un versement unique de 25 dollars pour ouvrir un compte développeur sur le Play Store ; Apple demande une adhésion annuelle à son programme développeur, de l’ordre d’une centaine d’euros par an, au tarif public affiché sur son site. Les deux prélèvent en outre une commission sur les ventes numériques réalisées dans l’application. Ces frais sont publics, modestes, et ne représentent qu’une petite part du coût réel.

Le montant côté Google figure dans les premiers pas avec la Play Console (nouvel onglet), avec, pour les comptes personnels récents, des exigences de test préalable avant toute publication. Côté Apple, l’adhésion se renouvelle chaque année et conditionne la présence de l’application sur l’App Store : une entreprise qui cesse de payer voit son application retirée. Les deux magasins exigent aussi une vérification d’identité de l’entreprise, une politique de confidentialité en ligne et des réponses à leurs questionnaires sur les données collectées.

La commission sur les ventes ne concerne que les biens et services numériques vendus dans l’application, abonnements ou contenus ; un commerce qui vend des produits physiques ou des prestations en boutique n’est pas concerné. Ce détail explique pourquoi les applications de commerces n’encaissent presque jamais dans l’application elle-même.

Combien coûte une application après sa mise en ligne ?

Chaque année, iPhone et Android changent de version, et une application qui n’est pas mise à jour finit par mal fonctionner, puis par être retirée. S’ajoutent l’hébergement du serveur, le renouvellement des certificats et des comptes développeurs, les corrections, les évolutions des règles des magasins et les demandes des clients. Une application est un abonnement à du travail, pas un achat.

C’est le poste que les devis oublient, et celui qui tue les applications de commerces. La première année, tout marche. La deuxième, une mise à jour du système casse une fonction, le prestataire a changé de priorités, et l’application reste au fond des téléphones avec une étoile et un commentaire « ne s’ouvre plus ». Le coût de l’entretien n’est pas un supplément : c’est la condition pour que l’application existe encore dans deux ans.

Nous ne donnons pas de fourchette pour ce poste non plus, mais une règle de lecture : demandez à tout prestataire le prix annuel de l’entretien, écrit, et ce qu’il couvre. Un devis sans cette ligne n’est pas un devis d’application, c’est un devis de démonstration.

Une petite entreprise a-t-elle besoin d’une application ?

Rarement. Une application demande au client de la trouver, de la télécharger, de créer un compte et de la garder, ce qu’il ne fait que pour les services qu’il utilise très souvent. Un commerce, un restaurant ou un cabinet n’entre presque jamais dans cette catégorie. La question utile est : que ferait le client dans l’application qu’il ne peut pas faire sur le site ou avec une carte dans son portefeuille ?

Le téléphone d’un client contient déjà les applications de sa banque, de ses messageries, de quelques services de livraison, et de très peu de commerces. Chaque application supplémentaire se dispute une place et une attention que le client refuse à la plupart. Nous l’avons constaté sur les programmes de fidélité, où l’application est le principal obstacle à l’inscription : nous l’expliquons dans le programme de fidélité sans application.

Il existe des cas légitimes : un service utilisé chaque jour, un accès à du matériel du téléphone que le web n’offre pas, un usage hors connexion lourd, ou une présence sur les magasins qui fait partie du produit. Si votre projet n’en fait pas partie, l’application sera un coût sans usage, et le budget vaut mieux dans le site, la fiche d’établissement et la fidélité.

Quelles alternatives à l’application pour un commerce ?

Un site conçu pour le téléphone, qui prend les contacts, les réservations et les commandes ; une carte de fidélité dans Apple Wallet ou Google Wallet, qui s’ajoute en quelques secondes sans rien installer et peut envoyer des notifications ; des messages par SMS ou e-mail avec le consentement du client. Ces trois outils couvrent presque tout ce qu’un commerce attend d’une application.

La carte dans le portefeuille du téléphone est l’alternative la plus méconnue et la plus efficace. Elle vit dans une application que le client a déjà, le portefeuille, elle affiche le solde de tampons ou de points, elle se met à jour à chaque passage, et elle peut afficher un message sur l’écran verrouillé. Nous décrivons son fonctionnement dans la carte de fidélité dans Apple Wallet et Google Wallet, et c’est le cœur de notre offre de fidélité mobile.

Le site fait le reste : informer, réserver, commander, faire venir. Conçu d’abord pour le téléphone, rapide et relié à la fiche d’établissement, il touche tous les clients, y compris ceux qui n’auraient jamais installé une application. Le tout coûte une fraction d’une application, se construit en semaines, et ne dépend d’aucun magasin.

Une application web progressive remplace-t-elle une application native ?

Pour beaucoup d’usages, oui. Une application web progressive est un site qui s’installe sur l’écran d’accueil, s’ouvre en plein écran, fonctionne partiellement hors connexion et peut envoyer des notifications, sur Android depuis longtemps et sur iPhone depuis qu’Apple l’a autorisé pour les sites ajoutés à l’écran d’accueil. Elle ne remplace pas une application quand il faut un accès poussé au matériel ou une présence dans les magasins.

L’avantage est double : un seul développement pour toutes les plateformes, et aucune dépendance aux magasins, ni à leurs frais, ni à leurs délais de validation, ni à leurs règles. Les mises à jour sont immédiates, puisqu’il s’agit d’un site. Pour un commerce qui veut une commande en ligne, une prise de rendez-vous ou un espace client, c’est presque toujours la bonne réponse.

Les limites sont réelles mais précises : certaines fonctions du téléphone restent réservées aux applications natives, l’installation sur iPhone demande un geste que le client ne connaît pas toujours, et l’application n’apparaît pas dans les recherches des magasins. Si aucune de ces limites ne vous concerne, l’application native n’a plus d’argument.

Comment savoir si votre projet justifie une application ?

Répondez à cinq questions : vos clients utiliseront-ils le service plusieurs fois par semaine ; avez-vous besoin de matériel du téléphone au-delà de l’appareil photo et de la géolocalisation ; l’usage hors connexion est-il essentiel ; la présence dans les magasins fait-elle partie du produit ; avez-vous un budget d’entretien chaque année. Sans au moins deux oui, faites un site et une carte.

Ce test élimine la plupart des projets d’applications de commerces, et c’est tant mieux : il oriente le budget vers ce qui sera utilisé. Il conserve les vrais projets, une place de marché, un outil métier pour des équipes en déplacement, un service utilisé quotidiennement, pour lesquels l’application est la bonne forme et mérite son coût.

Si vous hésitez, commencez par la version sans application : le site et la carte dans le portefeuille. Ils se construisent vite, se mesurent, et si l’usage démontre un jour le besoin d’une application, les données, les comptes et les règles existeront déjà. Nous en parlons volontiers, projet par projet, en nous écrivant.

  • Usage plusieurs fois par semaine par le même client
  • Matériel du téléphone indispensable au-delà de l’appareil photo et de la position
  • Fonctionnement hors connexion essentiel
  • Présence dans l’App Store et le Play Store qui fait partie du produit
  • Budget d’entretien prévu chaque année, par écrit

À retenir.

  • Le prix d’une application vient des plateformes, du serveur, des fonctions et des tests, pas des frais des magasins.
  • Google Play : un versement unique de 25 dollars ; Apple : une adhésion annuelle affichée sur son site ; plus une commission sur les ventes numériques dans l’application.
  • Une application coûte chaque année après sa sortie : mises à jour des systèmes, hébergement, comptes, corrections. Sans cette ligne, le devis est incomplet.
  • Un client n’installe et ne garde que les applications qu’il utilise très souvent ; un commerce en fait rarement partie.
  • Site conçu pour le téléphone, carte dans Apple Wallet ou Google Wallet, messages avec consentement : trois outils qui remplacent l’application pour presque tout.
  • L’application web progressive couvre la plupart des usages sans magasin ni frais, avec des limites précises.
  • Cinq questions décident : fréquence, matériel, hors connexion, magasins, entretien. Moins de deux oui : pas d’application.

Questions fréquentes

Peut-on créer une application gratuitement avec un générateur ?

On peut en produire une, contre un abonnement, avec des fonctions imposées, un code qui ne vous appartient pas et les comptes développeurs à payer malgré tout. Le problème n’est pas de la créer, c’est de la faire installer, garder et entretenir : le générateur ne résout aucun des trois.

Combien de temps faut-il pour publier une application sur les magasins ?

Chaque magasin examine l’application avant publication et peut la refuser pour un motif de règlement, ce qui impose une correction et un nouvel examen. Les délais varient selon les périodes et les refus ; il faut compter ce temps dans le projet, et prévoir qu’une mise à jour importante repasse par la même étape.

Une carte de fidélité dans le portefeuille du téléphone est-elle une application ?

Non. C’est une carte ajoutée à Apple Wallet ou à Google Wallet, applications déjà présentes sur le téléphone. Elle s’ajoute depuis un lien ou un QR code, sans magasin, sans téléchargement, sans compte à créer, et elle se met à jour à chaque passage en boutique.

Faut-il une application pour envoyer des notifications ?

Non. Une carte dans le portefeuille peut afficher un message à ses porteurs, et une application web progressive peut envoyer des notifications sur Android comme sur iPhone une fois ajoutée à l’écran d’accueil. Dans tous les cas, l’envoi suppose l’accord du client et un usage mesuré.

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