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Comment obtenir des avis Google : le lien, le moment, la réponse et la loi

Les avis Google se demandent avec un lien direct, au bon moment, par la personne qui a servi le client. Tout le reste, récompenses, sélection des clients contents, faux avis, est interdit par Google et par la loi, et se voit. Voici la méthode qui tient dans la durée.

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Référencement (SEO)

Les avis sont la première chose qu’un client lit sur une fiche d’établissement, avant les horaires et avant le site. Ils pèsent aussi dans le classement local. D’où la tentation d’aller vite : offrir un café contre cinq étoiles, ne demander qu’aux clients satisfaits, acheter un lot d’avis. Ces raccourcis sont détectés, retirés et sanctionnés, par Google d’abord, par la loi ensuite. La bonne méthode est moins spectaculaire et plus durable : un lien, un moment, une phrase, et une réponse à chaque avis.

Où trouver le lien pour laisser un avis Google ?

Dans la gestion de votre fiche d’établissement, Google fournit un lien court et un QR code qui ouvrent directement la fenêtre de rédaction d’un avis, sans que le client ait à vous chercher. C’est ce lien qu’il faut mettre partout : ticket, carte, signature d’e-mail, message après la prestation, comptoir.

Le lien se trouve depuis l’interface de gestion de la fiche, dans la partie consacrée aux avis ; Google explique la marche à suivre dans ses conseils pour obtenir plus d’avis (nouvel onglet). Il aboutit à une fenêtre où le client, connecté à son compte Google, choisit ses étoiles et écrit. Chaque clic évité compte : un client à qui l’on dit « cherchez-nous sur Google et laissez un avis » ne le fait presque jamais, un client qui scanne un code au comptoir le fait souvent.

Le QR code a un avantage supplémentaire pour un commerce : il se scanne pendant que le client est encore sur place, satisfait, et que l’expérience est fraîche. Imprimez-le proprement, à hauteur d’yeux, avec une phrase courte. Le même lien, envoyé par SMS ou e-mail après une prestation à domicile, remplit le même rôle pour les artisans et les professions libérales.

À quel moment demander un avis ?

Au moment où la satisfaction est visible : à la fin d’une prestation réussie, à la remise des clés, au règlement d’un repas dont le client a dit qu’il était bon. La demande vient de la personne qui a servi, en une phrase, avec le lien sous la main. Une seule relance, jamais plus, et jamais de demande en masse à toute la clientèle.

La demande est une conversation, pas une campagne. Elle marche parce qu’elle est personnelle et immédiate. Une phrase suffit : « si vous avez deux minutes, un avis nous aide beaucoup, voici le lien ». Le client qui vient de vous dire merci accepte ; celui qui reçoit trois semaines plus tard un e-mail automatique intitulé « votre avis compte » ne se souvient plus, ou se souvient d’un détail qui a moins bien marché.

Répartissez les demandes dans le temps. Un afflux soudain d’avis, après des mois de silence, ressemble à une opération et attire les filtres de Google. Un rythme régulier, une ou deux demandes par jour d’activité, construit une courbe naturelle et donne des avis variés, qui décrivent des situations réelles. Ce sont ces détails concrets qui convainquent les futurs clients, davantage que la note.

Que dit Google des avis récompensés, filtrés ou achetés ?

Google interdit tout avis obtenu contre un avantage, paiement, remise, produit ou service offert, ainsi que les avis rédigés par l’entreprise, ses salariés ou des tiers payés, et les manœuvres qui découragent les avis négatifs. Les avis concernés sont supprimés, et la fiche peut subir des restrictions, jusqu’à la suspension.

Le règlement est public et sans ambiguïté : les contributions à Maps doivent refléter une expérience réellement vécue, et le règlement sur les contenus interdits (nouvel onglet) range dans l’engagement artificiel tout contenu « publié en raison d’un avantage proposé par un établissement ». Le café offert contre un avis, la remise de dix pour cent en échange de cinq étoiles, le concours réservé à ceux qui ont noté : tout cela entre dans la définition.

Google interdit aussi de trier les clients avant de demander : envoyer le lien aux seuls clients satisfaits et taire les autres est considéré comme une manipulation des notes. La règle est simple à appliquer : demandez à tout le monde, de la même façon. Les conséquences d’une infraction sont décrites dans les restrictions appliquées aux fiches (nouvel onglet) : avis retirés, fonctions désactivées, fiche suspendue dans les cas répétés. Une fiche suspendue disparaît de Maps avec tous ses avis, y compris les vrais.

Que dit la loi française des faux avis ?

Depuis la transposition de la directive européenne de 2019, le Code de la consommation qualifie de pratique commerciale trompeuse le fait de publier ou de faire publier de faux avis, comme celui d’affirmer que des avis viennent de clients réels sans l’avoir vérifié. Les pratiques commerciales trompeuses sont punies de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende, montant qui peut être porté à dix pour cent du chiffre d’affaires.

Le texte de référence est la directive 2019/2161 (nouvel onglet), dite Omnibus, transposée en France et applicable depuis 2022. Elle a ajouté à la liste des pratiques réputées trompeuses de l’article L. 121-4 du Code de la consommation la diffusion de faux avis, la modification d’avis de consommateurs pour promouvoir un produit, et l’affirmation non vérifiée que des avis émanent de clients ayant réellement acheté. Les sanctions sont celles de l’article L. 132-2 du même code.

La DGCCRF contrôle ces pratiques et publie ses décisions. Pour une petite entreprise, le risque pénal est réel mais le risque commercial est plus immédiat : un client qui découvre un avis manifestement écrit par la maison, ou par un cousin, ne lit plus les autres. La règle légale et la règle de Google convergent vers la même conduite, la seule qui tienne : des avis de vrais clients, obtenus sans contrepartie, et laissés tels qu’ils sont.

Comment répondre à un avis négatif ?

Vite, poliment, sans discuter les faits en public et sans révéler d’information sur le client. Remerciez, reconnaissez ce qui peut l’être, proposez de poursuivre par téléphone ou sur place. La réponse ne s’adresse pas à l’auteur, qui a déjà tranché, mais aux dizaines de futurs clients qui la liront après lui.

Un avis négatif sans réponse dit « ils s’en moquent ». Un avis négatif suivi d’une réponse calme et précise dit « ils s’occupent des problèmes ». Le second est plus rassurant qu’une fiche sans aucune critique, dont les lecteurs se méfient. Répondez dans la journée, en deux ou trois phrases, sans copier une formule d’une réponse à l’autre. Si le reproche est fondé, dites ce qui a changé. S’il est infondé, rectifiez les faits en une phrase, sans qualifier l’auteur.

Ne mentionnez jamais un élément que le client n’a pas lui-même rendu public : la date de sa visite, le montant de sa facture, la nature d’un soin ou d’une consultation relèvent de sa vie privée, et une réponse qui les révèle expose l’entreprise. Les professions soumises au secret répondent de façon générale, sans confirmer même que la personne est cliente. Enfin, signalez à Google les avis qui enfreignent son règlement, contenus injurieux, avis d’un concurrent, avis sur un autre établissement ; pour les autres, la réponse est votre seul recours, et il est bon.

Pourquoi un avis disparaît-il ou n’apparaît-il pas ?

Le plus souvent parce que les filtres de Google l’ont retenu : compte tout neuf, avis déposés en rafale depuis un même lieu, texte identique, lien suspect. Parfois parce que l’auteur l’a supprimé, parce que la fiche est en cours de validation ou de suspension, ou parce que l’affichage est simplement retardé. Rien de tout cela ne se corrige en redemandant l’avis.

Les filtres sont automatiques et Google ne les détaille pas. Ce que nous observons : un avis rédigé sur place, sur le réseau du commerce, depuis un compte Google créé pour l’occasion, a de fortes chances d’être retenu, alors que le même avis écrit le soir depuis le domicile du client passe. Ne faites donc pas rédiger l’avis au comptoir sur votre propre tablette, et n’écrivez jamais à la place du client.

Quand des avis anciens disparaissent en bloc, regardez d’abord l’état de la fiche : une suspension, ou une fusion avec un doublon, déplace ou masque les avis. Et acceptez qu’une part des avis sincères ne s’affiche jamais. C’est une raison de plus pour demander régulièrement, à tout le monde, plutôt que de tout miser sur quelques clients choisis.

Comment afficher ses avis Google sur son site ?

En les citant, avec le prénom tel qu’il apparaît publiquement et un lien vers la fiche, ou avec un module qui les reprend en direct. Deux limites : ne pas les modifier, ni les trier pour ne garder que les meilleurs sans le dire, et ne pas les baliser en données structurées comme s’ils étaient recueillis par votre site, ce que Google interdit.

Les avis publiés sur votre fiche sont publics ; les reprendre sur votre site est légitime et utile, à condition d’être honnête sur la source et la sélection. Si vous affichez une note moyenne, elle doit être celle de la fiche, calculée sur tous les avis, et non celle des avis que vous avez choisi de montrer. Si votre site recueille lui-même des avis, la loi vous impose d’indiquer si et comment ils sont vérifiés, leur date, et les critères de tri.

Côté référencement, la question du balisage revient souvent : peut-on ajouter des étoiles à ses résultats de recherche à partir des avis Google ? Non. Les consignes de Google réservent les extraits d’avis aux avis collectés directement, et interdisent de marquer ceux d’une plateforme tierce. Nous détaillons ce point, et ce que les données structurées peuvent réellement apporter, dans données structurées et schema.org. Les avis restent d’abord un outil de confiance ; ils prolongent le travail de la fiche et d’un référencement local bien tenu.

À retenir.

  • Le lien direct et le QR code fournis par Google suppriment la recherche de la fiche : c’est eux qu’il faut diffuser, pas une consigne.
  • Demandez au moment où la satisfaction est visible, par la personne qui a servi, avec une seule relance.
  • Toute contrepartie, café, remise, cadeau ou concours, est interdite par Google, de même que la sélection des seuls clients contents.
  • Le Code de la consommation qualifie les faux avis de pratique commerciale trompeuse, punie de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende.
  • La réponse à un avis négatif s’adresse aux futurs clients : rapide, factuelle, sans donnée personnelle, avec une porte de sortie hors ligne.
  • Une part des avis sincères est filtrée ; demander régulièrement à tout le monde compense cette perte.
  • Sur votre site, citez les avis sans les retoucher ni les baliser en données structurées.

Questions fréquentes

Peut-on offrir un café en échange d’un avis ?

Non. Le règlement de Google interdit tout avantage proposé en échange d’un avis, quelle que soit sa valeur, et considère ces avis comme un engagement artificiel à supprimer. Offrir le café à tous les clients, sans lien avec un avis, reste évidemment permis.

Un client peut-il modifier ou supprimer son avis ?

Oui, à tout moment, depuis son propre compte Google. L’entreprise ne peut ni modifier ni supprimer un avis : elle peut seulement y répondre, ou le signaler à Google s’il enfreint le règlement.

Faut-il répondre aux avis positifs ?

Oui, brièvement et sans formule copiée. Une réponse personnelle montre que quelqu’un lit, remercie le client par son prénom public, et donne aux lecteurs suivants l’image d’une maison attentive. Deux phrases suffisent.

Peut-on faire supprimer un avis négatif ?

Seulement s’il enfreint le règlement de Google : propos injurieux, avis publié par un concurrent, contenu sans rapport avec l’établissement, conflit d’intérêts. Un avis sincère mais défavorable ne sera pas retiré ; la réponse publique est alors le bon recours.

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