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Nom de domaine et hébergement : ce qu’il faut savoir avant de créer son site

Le nom de domaine est l’adresse, l’hébergement est la machine, le site est ce qu’on y met. Trois contrats, trois fournisseurs possibles, et une règle qui évite la plupart des drames : l’entreprise est titulaire de son nom de domaine, jamais le prestataire.

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Création de sites web

Les questions autour du nom de domaine et de l’hébergement arrivent au pire moment : la veille de la mise en ligne, quand on découvre que le nom est pris, que l’ancienne agence détient l’accès, ou que l’adresse e-mail dépend d’un abonnement résilié. Elles sont pourtant simples si on les pose avant. Cet article explique ce que sont ces deux briques, comment choisir un nom qui durera, quoi vérifier avant de le déposer, et comment s’assurer qu’il restera à vous.

Quelle différence entre nom de domaine, hébergement et site ?

Le nom de domaine est l’adresse, comme epure.digital : on le loue chaque année auprès d’un bureau d’enregistrement. L’hébergement est l’ordinateur, quelque part dans un centre de données, qui garde les fichiers du site et les envoie aux visiteurs : on le loue aussi. Le site est le contenu posé sur cette machine et joignable à cette adresse. Les trois sont indépendants et peuvent changer de fournisseur séparément.

La confusion vient des offres tout compris, où un seul abonnement mélange le nom, l’hébergement et l’outil de création. Elles sont pratiques le premier jour et coûteuses le jour où l’on veut partir, car rien n’est séparable. Comprendre les trois couches permet de savoir ce que l’on paie, à qui, et ce que l’on peut déplacer. Sur notre page de tarifs, le nom de domaine et l’hébergement figurent parmi ce que les montants ne comprennent pas, précisément parce qu’ils sont souscrits en votre nom, chez leur fournisseur.

Une quatrième pièce se cache derrière le nom : le DNS, la table qui dit à quel serveur correspond l’adresse, où arrivent les e-mails, et quels services sont autorisés à envoyer du courrier en votre nom. C’est un réglage technique que vous ne toucherez jamais, mais il doit lui aussi rester sous votre contrôle, dans le compte du bureau d’enregistrement qui vous appartient.

Comment choisir un bon nom de domaine ?

Prenez le nom de l’entreprise, tel qu’on le dit au téléphone, sans accent, sans tiret si possible, court. Un nom de domaine se dicte, se retient et s’écrit sur une devanture ; un nom descriptif truffé de mots-clés ne se retient pas et n’apporte rien au référencement. Si le nom exact est pris, ajoutez l’activité ou la ville plutôt que de déformer le nom.

Le test le plus fiable est oral : dites l’adresse à quelqu’un au téléphone et demandez-lui de l’écrire. Tout ce qui demande une explication, un tiret, un chiffre, une abréviation, une lettre doublée, sera mal tapé une fois sur trois. Les accents sont techniquement possibles mais restent une mauvaise idée : une part des outils et des claviers ne les gère pas, et vous devrez de toute façon posséder la version sans accent.

Sur le référencement, la croyance a la vie dure : un domaine comme plombier-strasbourg-pas-cher.fr n’est pas mieux classé qu’un nom de marque. Google recommande dans ses bonnes pratiques sur la structure des URL (nouvel onglet) des adresses simples et lisibles, rien de plus. Ce qui compte pour être trouvé sur « plombier Strasbourg », ce sont les pages, la fiche d’établissement et les liens, comme nous l’expliquons dans le référencement local.

Quelle extension choisir : .fr, .com, .eu ou .alsace ?

Le .fr pour une entreprise française qui sert des clients en France : il est compris, rassurant et réservé aux personnes établies dans l’Union européenne. Le .com si l’activité vise l’international ou si le .fr est pris par un homonyme sérieux. Le .eu et les extensions régionales ou de métier sont des compléments, pas des adresses principales. Prenez l’extension principale et les variantes évidentes, redirigées vers elle.

L’extension est une question de lisibilité avant d’être une question technique. Un client qui entend « point fr » ne se pose pas de question ; un client qui entend « point digital » ou « point shop » hésite, et tape parfois « .com » par réflexe. C’est la raison de posséder aussi les variantes que vos clients pourraient taper, et de les faire rediriger vers l’adresse principale plutôt que de les laisser vides ou pire, à un tiers.

Les extensions locales existent, dont le .alsace, et peuvent servir une communication régionale ; elles ne remplacent pas un .fr ou un .com. Quant au choix entre plusieurs extensions disponibles, il n’a aucun effet sur le référencement en France : Google ne classe pas un .fr devant un .com pour une recherche française, il regarde la langue des pages, la fiche d’établissement et le lieu des clients.

Que vérifier avant de déposer le nom ?

Qu’il est libre dans les extensions voulues, qu’il ne reproduit pas une marque déposée à l’INPI dans votre secteur, qu’aucun homonyme gênant n’occupe déjà les résultats de recherche ni les réseaux sociaux, et que le domaine n’a pas un passé encombrant si quelqu’un l’a possédé avant vous.

La disponibilité se vérifie chez n’importe quel bureau d’enregistrement en quelques secondes. La marque se vérifie sur la base de l’INPI : un nom de domaine qui reproduit une marque enregistrée pour des produits ou services voisins expose à une action, même si le domaine était libre. Cherchez ensuite le nom sur Google et sur les réseaux : un homonyme mieux installé prendra vos clients, et vous prendrez ses réclamations.

Un domaine libéré par un ancien propriétaire peut avoir été utilisé pour du spam ou des contenus douteux, et Google s’en souvient un temps. Une recherche sur l’adresse, un passage par les archives du web et un regard sur les liens qui pointent encore vers elle suffisent à écarter les cas embarrassants. Enfin, déposez le nom vous-même, ou vérifiez que l’on vous le dépose à votre nom : c’est le point suivant, et le plus important.

Qui doit être titulaire du nom de domaine ?

L’entreprise, toujours. Le compte chez le bureau d’enregistrement est ouvert au nom de la société, avec une adresse e-mail que le dirigeant contrôle, et le prestataire y est au plus contact technique. Un nom de domaine déposé au nom d’une agence appartient à l’agence, et le récupérer, en cas de désaccord ou de disparition du prestataire, est long et parfois impossible.

C’est la question que nous posons en premier à une entreprise qui vient nous voir avec un site existant, avant même de le regarder : qui est titulaire du domaine, et qui détient les accès ? Une fois sur quatre, personne ne sait. Le titulaire figure dans les données d’enregistrement ; si ce n’est pas vous, faites le transfert de titulaire tant que la relation avec le prestataire est bonne. Nous détaillons la question de la propriété, du code et des contenus dans les questions à poser avant de signer une refonte.

Chez nous, la règle est écrite dans la proposition : le nom de domaine et l’hébergement sont souscrits à votre nom, nous les configurons, et vous en gardez les accès. Le coût annuel de chacun est indiqué poste par poste, comme nous l’expliquons dans ce que coûte un site une fois en ligne. Vous pouvez changer de prestataire sans rien perdre, ce qui est la meilleure garantie que nous puissions vous donner sur la qualité de notre travail.

Quel hébergement pour un site vitrine ?

Un hébergement situé en Europe, avec le HTTPS compris, des sauvegardes automatiques, une assistance joignable et une adresse de serveur proche de vos visiteurs. Le type, mutualisé, serveur virtuel ou hébergement statique, dépend de la technologie du site : c’est au prestataire qui construit le site de le choisir et de le justifier, pas à vous de le deviner.

Un site vitrine bien construit demande très peu de ressources ; ce qui distingue les hébergements, c’est la fiabilité et ce qui se passe en cas de problème. La localisation en Europe simplifie le RGPD, dont l’hébergeur est un sous-traitant. Le certificat HTTPS doit être inclus et renouvelé automatiquement ; un site sans HTTPS est signalé comme « non sécurisé » par les navigateurs, et Google explique dans pourquoi le HTTPS est important (nouvel onglet) qu’il protège aussi bien les visiteurs que le site.

Les hébergements gratuits cachent leur prix : publicités, sous-domaine imposé, aucune sauvegarde, aucune garantie de disponibilité, et souvent pas de nom de domaine à soi. Ils conviennent à un essai, pas à une entreprise. Pour notre propre site, nous avons choisi un serveur en Europe que nous administrons nous-mêmes ; les mesures publiques qui en résultent sont dans le dossier de l’Épure n° 00, et nous appliquons les mêmes critères aux sites que nous livrons dans le cadre de la création de sites web.

Faut-il une adresse e-mail sur son nom de domaine ?

Oui. Une adresse à votre nom de domaine est plus crédible qu’une adresse chez un fournisseur grand public, elle vous appartient, elle survit aux changements de fournisseur, et elle permet de configurer les protocoles qui empêchent l’usurpation de votre nom. La messagerie est un service distinct de l’hébergement du site, parfois chez le même fournisseur, parfois non.

Le courrier électronique dépend du nom de domaine par le DNS, pas de l’hébergement du site. On peut donc héberger le site chez un fournisseur et la messagerie chez un autre, et changer l’un sans toucher l’autre. Ce découplage est précieux : la messagerie est ce qu’une entreprise supporte le moins de perdre, même une journée.

Trois réglages, faits une fois dans le DNS, protègent votre nom : ils déclarent quels services ont le droit d’envoyer des e-mails en votre nom, signent les messages, et disent aux destinataires quoi faire des faux. Sans eux, vos e-mails arrivent en courrier indésirable et n’importe qui peut écrire à vos clients en se faisant passer pour vous. Ils font partie de la mise en place que nous faisons pour chaque site, avec l’adresse de contact du formulaire.

Que se passe-t-il si le nom de domaine expire ?

Le site et les e-mails cessent de fonctionner à l’expiration. S’ensuit un délai de grâce, variable selon l’extension, pendant lequel le renouvellement reste possible, souvent avec des frais ; puis le nom est libéré et n’importe qui peut l’enregistrer, y compris des revendeurs qui le proposeront ensuite à prix fort. Le renouvellement automatique et une carte à jour évitent tout cela.

Les expirations arrivent presque toujours de la même façon : la carte enregistrée a expiré, les rappels sont envoyés à l’adresse d’un ancien salarié ou de l’ancien prestataire, et personne ne les voit. Mettez le renouvellement automatique, une adresse de contact que le dirigeant lit, et notez la date d’échéance dans l’agenda de l’entreprise. Renouveler pour plusieurs années d’avance coûte peu et supprime le risque.

Si le nom a déjà été perdu, contactez le bureau d’enregistrement sans attendre : pendant la période de grâce, il est encore récupérable. Passé ce délai, il faut racheter le nom à celui qui l’a pris, ou en changer, avec toutes les conséquences sur le référencement, les cartes de visite et les e-mails. C’est le scénario le plus coûteux de tout cet article, et le plus simple à éviter.

À retenir.

  • Nom de domaine, hébergement et site sont trois choses distinctes, louées ou construites séparément, et déplaçables séparément.
  • Choisissez le nom de l’entreprise tel qu’il se dit au téléphone : court, sans accent, sans tiret ; les mots-clés dans le domaine n’aident pas le référencement.
  • Le .fr pour une entreprise française, le .com pour l’international, et les variantes évidentes redirigées vers l’adresse principale.
  • Avant de déposer, vérifiez la disponibilité, les marques à l’INPI, les homonymes et le passé du domaine.
  • L’entreprise est titulaire du nom de domaine et détient les accès ; le prestataire est au plus contact technique.
  • Un hébergement en Europe, avec HTTPS, sauvegardes et assistance ; les offres gratuites cachent leur prix.
  • Une adresse e-mail sur votre domaine, protégée par les réglages du DNS, et un renouvellement automatique avec une carte à jour.

Questions fréquentes

Un nom de domaine gratuit existe-t-il ?

Pas au sens propre. Les offres gratuites donnent un sous-domaine d’une plateforme, comme votre-nom.plateforme.com, qui appartient à la plateforme et disparaît avec l’abonnement. Un nom de domaine en propre coûte quelques euros à quelques dizaines d’euros par an selon l’extension, et vous appartient tant que vous le renouvelez.

Faut-il acheter plusieurs extensions ?

L’extension principale et les variantes que vos clients pourraient taper par réflexe, en général le .fr et le .com, toutes redirigées vers l’adresse principale. Acheter toutes les extensions existantes est inutile ; laisser la variante évidente à un tiers est imprudent.

Peut-on changer d’hébergeur sans changer de nom de domaine ?

Oui, et c’est le cas normal. Le site est copié chez le nouvel hébergeur, puis le DNS du nom de domaine est modifié pour pointer vers lui. Les visiteurs ne voient rien, l’adresse ne change pas, et le référencement n’est pas affecté si les pages restent aux mêmes adresses.

Le HTTPS est-il compris dans l’hébergement ?

Il devrait l’être. Les certificats gratuits renouvelés automatiquement sont devenus la norme, et un hébergeur qui facture le HTTPS ou le laisse en option est un hébergeur à éviter. Vérifiez que le site répond en HTTPS sur toutes ses pages et redirige les adresses en HTTP.

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