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Refonte de site internet : les questions à poser avant de signer

Une refonte réussie se décide avant le premier dessin, dans les questions posées au prestataire. En voici huit, avec les réponses qui devraient vous rassurer et celles qui devraient vous alerter.

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Création de sites web

Un site internet se refait rarement : c’est un projet coûteux, dont on découvre les défauts après la signature. La plupart des refontes ratées ne le sont pas par manque de talent, mais par des questions jamais posées : qui possède quoi, sur quoi le site est construit, ce qui se passe le jour de la bascule. Ce guide les liste, dans l’ordre où elles se posent.

Pourquoi refaire le site, et comment le saurez-vous ?

Une refonte doit viser un objectif mesurable : davantage de demandes de contact, des ventes, un délai de traitement plus court, une image conforme à la réalité de l’entreprise. Demandez au prestataire quel chiffre il propose de suivre, et à partir de quelle mesure de départ.

Une refonte doit répondre à un objectif que l’on peut mesurer : davantage de demandes de contact, un délai de traitement plus court, des ventes en ligne, une image qui correspond enfin à la réalité de votre entreprise. Si l’objectif est « faire plus moderne », la refonte suivante sera nécessaire dans trois ans pour la même raison.

Demandez au prestataire quel chiffre il propose de suivre, et à partir de quelle mesure de départ. Un prestataire qui ne mesure rien ne pourra jamais prouver qu’il a réussi.

À qui appartiennent le nom de domaine, le code et les contenus ?

Le nom de domaine doit être enregistré à votre nom, le code vous appartenir ou vous être concédé sans limite de durée, et les textes, photos et dessins faire l’objet d’une cession écrite. Une réponse floue à cette question suffit pour ne pas signer.

Le nom de domaine doit être enregistré à votre nom, dans un compte dont vous détenez l’accès. Un domaine déposé au nom de l’agence est un otage en cas de désaccord. Le code livré doit vous appartenir ou vous être concédé sans limite de durée, avec la possibilité de le confier à quelqu’un d’autre. Les textes, photos et dessins créés pour vous doivent faire l’objet d’une cession écrite.

Une réponse floue à cette question est un motif suffisant pour ne pas signer.

Sur quoi le site sera-t-il construit ?

Gabarit, constructeur en ligne, système de gestion de contenu avec extensions, ou code écrit pour vous : chaque option a un coût, une vitesse et une dépendance. La question qui tranche : dans deux ans, que faut-il mettre à jour, à quelle fréquence, et qui le fait ?

Un gabarit acheté, un constructeur en ligne, un système de gestion de contenu avec des extensions, ou un code écrit pour vous : chaque option a un coût, une vitesse et une dépendance. Le gabarit va vite et impose sa structure. Les extensions ajoutent des fonctions, et des mises à jour de sécurité à surveiller chaque mois. Le sur mesure demande plus de temps au départ et n’embarque que ce qui sert.

Posez la question suivante : dans deux ans, que faut-il mettre à jour, à quelle fréquence, et qui le fait ? La réponse dit à quoi ressemblera votre facture d’entretien.

Comment la performance sera-t-elle mesurée ?

Avec un outil public que vous pouvez relancer vous-même, PageSpeed Insights ou Lighthouse, sur mobile, avant la mise en ligne. Les seuils de Google sont connus : 2,5 secondes pour le plus grand élément visible, 200 millisecondes de réaction aux interactions, aucun saut de mise en page.

Exigez des mesures avant la mise en ligne, sur mobile, avec un outil public que vous pouvez relancer vous-même : PageSpeed Insights ou Lighthouse. Les seuils que Google considère comme bons sont connus : le plus grand élément visible en moins de 2,5 secondes, une réaction aux interactions en moins de 200 millisecondes, aucune mise en page qui saute. Un prestataire qui refuse de s’engager sur des mesures vous demande de le croire sur parole.

Que devient le référencement existant ?

Sans redirections permanentes des anciennes adresses vers les nouvelles, les positions acquises disparaissent le jour de la bascule. Exigez un inventaire des adresses existantes, une table de redirections vue avant la mise en ligne, et un suivi dans la Search Console pendant les semaines qui suivent.

C’est la question la plus souvent oubliée, et la plus coûteuse. Votre site actuel a des pages connues de Google, des liens qui pointent vers elles, des positions acquises. Si les adresses changent sans redirection, tout cela disparaît le jour de la bascule.

Le prestataire doit prévoir un inventaire des adresses existantes, une table de redirections permanentes vers les nouvelles pages, la conservation des titres et contenus qui fonctionnent, et un suivi dans la Search Console pendant les semaines qui suivent. Demandez à voir cette table avant la mise en ligne.

L’accessibilité est-elle prévue ?

Un site accessible se lit au clavier, avec un lecteur d’écran, avec des contrastes suffisants, sur n’importe quel écran. Demandez sur quel référentiel le prestataire s’appuie, en France le RGAA, et comment il vérifie. Pour certaines organisations, c’est une obligation légale.

Un site accessible se lit au clavier, avec un lecteur d’écran, avec des contrastes suffisants, sur n’importe quel écran. Ce n’est pas un supplément : c’est un gage de qualité du code, et pour certaines organisations une obligation légale. Demandez sur quel référentiel le prestataire s’appuie et comment il vérifie.

Qui héberge, qui maintient, et combien cela coûte chaque année ?

Le prix de la refonte n’est pas le prix du site : hébergement, nom de domaine, certificat, sauvegardes, mises à jour et surveillance s’ajoutent chaque année. Demandez ces montants par écrit, poste par poste, et les conditions de sortie si vous décidez de partir.

Le prix de la refonte n’est pas le prix du site. Il faut compter l’hébergement, le nom de domaine, le certificat de sécurité, les sauvegardes, les mises à jour, et le temps de quelqu’un qui surveille que tout fonctionne. Demandez ces montants par écrit, poste par poste, et demandez ce qui se passe si vous décidez de partir : récupération des fichiers, délai, coût.

Que prévoir après la mise en ligne du site ?

La mise en ligne est le début de la vie du site, pas la fin du projet. Un bon prestataire prévoit une période d’observation, des mesures régulières, des corrections, et un interlocuteur qui connaît votre site et répond quand vous l’appelez.

La mise en ligne est le début de la vie du site, pas la fin du projet. Un bon prestataire prévoit une période d’observation, des mesures régulières, des corrections, et un interlocuteur qui connaît votre site. Un prestataire qui disparaît à la livraison vous laisse seul avec les questions que cet article vient de poser.

À retenir.

  • Un objectif mesurable, et une mesure de départ.
  • Domaine à votre nom, code cédé, contenus cédés par écrit.
  • Le choix de la base technique fixe la facture d’entretien pour des années.
  • Des mesures de performance publiques, avant la mise en ligne.
  • Une table de redirections, vue avant la bascule.
  • L’accessibilité vérifiée, pas promise.
  • Les coûts annuels par écrit, et les conditions de sortie.
  • Un suivi après la mise en ligne.

Questions fréquentes

Combien de temps dure une refonte de site internet ?

Il n’existe pas de durée standard : elle dépend du nombre de pages, des contenus à produire et des fonctions à intégrer. Ce qu’il faut demander, c’est un calendrier écrit avec des étapes de validation, et la liste de ce que le prestataire attend de vous à chacune.

Faut-il changer de nom de domaine lors d’une refonte ?

Non, sauf changement de marque. Le nom de domaine porte l’historique du site auprès des moteurs et les liens qui pointent vers lui. Si le changement est nécessaire, il se prépare avec des redirections permanentes et l’outil de changement d’adresse de la Search Console.

Peut-on refaire un site sans perdre son référencement ?

Oui, à condition d’inventorier les adresses existantes, de rediriger chacune de façon permanente vers la page qui la remplace, de conserver les contenus qui fonctionnent et de suivre les rapports de la Search Console pendant les semaines qui suivent la bascule.

Que doit contenir un cahier des charges de refonte ?

L’objectif mesurable, les pages et fonctions attendues, les contenus fournis et ceux à produire, les exigences de propriété, de performance, d’accessibilité et de redirections, le calendrier, et les coûts annuels après la livraison. Deux pages suffisent s’il est signé.

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