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Comment fidéliser ses clients quand on est un commerce, un restaurant ou un salon

Un client qui revient a déjà été convaincu : il ne reste qu’à ne pas le décevoir. La fidélité se construit par la constance et la reconnaissance avant tout programme, puis se mesure, parce qu’un commerce qui ne sait pas combien de ses clients reviennent ne peut rien décider.

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Fidélité mobile

« Comment fidéliser ses clients » est la question que se posent un restaurateur qui voit ses tables se remplir de visages nouveaux sans jamais revoir les anciens, une boutique dont la carte en carton dort dans les portefeuilles, un salon dont les rendez-vous ne se renouvellent pas. La réponse tient rarement dans une remise. Elle tient dans ce que le client vit à chaque visite, dans la raison de revenir qu’on lui donne avant qu’il ne sorte, et dans un outil qui garde le compte à sa place. Voici, sans chiffres inventés, ce qui fait revenir un client, ce qui le fait partir, et par quoi commencer.

Pourquoi un client qui revient vaut-il plus qu’un nouveau ?

Parce qu’il ne coûte plus rien à convaincre : il connaît l’adresse, le produit et le prix, il vient plus souvent, achète avec plus de confiance et parle de vous autour de lui. Un nouveau client doit d’abord être trouvé, rassuré et déplacé, et chaque étape a un prix. Fidéliser, c’est faire fructifier un effort que vous avez déjà payé.

Faire venir un inconnu demande d’être trouvé sur Google, d’avoir des avis rassurants, un site qui répond à ses questions, parfois une publicité, puis de gagner un premier passage qui reste pour lui un pari. Faire revenir un client demande seulement de ne pas décevoir la fois suivante. Cette asymétrie est toute la raison d’être de la fidélisation : l’effort le plus coûteux, la première visite, est derrière vous.

Le client fidèle rend un second service, plus discret. C’est lui qui recommande, qui amène un collègue, qui laisse l’avis détaillé que les nouveaux lisent avant de pousser la porte. Nous expliquons dans comment obtenir des avis Google pourquoi les avis les plus utiles viennent des clients qui reviennent : ils décrivent une habitude, pas une impression. La fidélité alimente ainsi l’acquisition, et non l’inverse.

Que veut vraiment un client fidèle ?

Être reconnu, être servi comme la première fois, et ne jamais se sentir moins bien traité que l’inconnu à qui l’on réserve une promotion. La fidélité tient d’abord à la constance : même qualité, même accueil, horaires affichés respectés. Le programme, s’il existe, écrit cette reconnaissance ; il ne la remplace pas.

On imagine le client fidèle sensible aux récompenses. Il l’est, mais moins qu’à la constance. Ce qui l’a fait revenir la deuxième fois, c’est que la première a tenu sa promesse ; ce qui le fera revenir la dixième, c’est que rien n’a baissé entre-temps. Un plat qui change de qualité selon le jour, une coupe différente selon la personne au fauteuil, une boutique fermée quand l’affiche dit ouvert : chacune de ces variations coûte plus de clients qu’une hausse de prix.

Vient ensuite la reconnaissance. Être salué, retrouver sa commande habituelle sans la répéter, entendre « comme d’habitude ? » : ce sont des signes que le commerce a mémorisé le client autant que le client a mémorisé le commerce. Une petite structure a ici un avantage que les grandes enseignes achètent à prix d’or avec des programmes sophistiqués : elle peut vraiment connaître ses clients.

Comment fidéliser sans programme de fidélité ?

Par des gestes qui coûtent du soin plutôt que de l’argent : retenir un prénom et une habitude, tenir les horaires affichés, prévenir quand quelque chose change, répondre à chaque avis, remercier. Ces gestes fidélisent mieux qu’une remise. Le programme vient ensuite, pour rendre la reconnaissance visible et mesurable.

Un programme de fidélité posé sur un accueil inégal est un pansement. Avant toute carte, il y a une liste de gestes que n’importe quel commerce peut tenir dès demain, et qui font davantage pour le retour des clients que la plupart des mécaniques à points.

Ces gestes ont un point commun : ils donnent au client une raison de revenir avant qu’il ne sorte. Le restaurateur qui annonce le plat de la semaine prochaine, la libraire qui prévient de l’arrivée d’un titre, le coiffeur qui propose une date : tous transforment une visite en début de la suivante.

  • Retenir ce qui se retient : un prénom, une commande habituelle, une préférence, et le montrer à la visite suivante.
  • Tenir ce qui est affiché : horaires, délais, prix, disponibilité, et prévenir dès qu’une chose change.
  • Donner une raison de revenir avant la sortie : une nouveauté à venir, une date proposée, un événement.
  • Répondre à tous les avis, y compris les bons, en quelques phrases qui montrent que quelqu’un lit.
  • Remercier de façon visible le client qui recommande : un mot, une attention, jamais une commission.

Comment fidéliser la clientèle d’un restaurant ?

En rendant le retour facile à décider : une raison de revenir donnée avant la sortie, une reconnaissance à la visite suivante, et une récompense proche plutôt qu’un lointain repas offert. Le programme d’un restaurant se compte en visites, pas en euros dépensés, et se valide en salle sans ralentir le service.

Un restaurant fidélise dans le temps court : le déjeuner de la semaine, le dîner du vendredi, le café d’après. Le client choisit entre plusieurs adresses qu’il connaît, et revient là où il se sent attendu. La carte à tampons y a toujours eu du sens, parce que la visite est l’unité naturelle ; elle échoue seulement parce qu’elle reste au fond d’un sac. Nous détaillons dans quelle récompense choisir pour un programme de fidélité pourquoi un objectif proche et un premier tampon offert changent le taux de retour, et pourquoi les points en euros conviennent mal à un restaurant.

Le second levier est le site lui-même : une carte à jour, les horaires exacts, une réservation qui fonctionne sur le téléphone, une photo de la salle qui ne ment pas. Un client fidèle regarde le site avant de revenir, pour vérifier une ouverture ou un plat, et un site faux le perd aussi sûrement qu’un mauvais service. Nous montrons cette approche dans notre dossier type d’un restaurant à Strasbourg.

Comment fidéliser dans une boutique ou un salon ?

En transformant l’achat ou le rendez-vous en rendez-vous suivant : une date proposée avant de partir, un rappel au bon moment, une carte dans le téléphone qui garde le compte à votre place. La boutique fidélise par le conseil et la nouveauté, le salon par la régularité ; dans les deux cas, la carte doit être celle que le client a toujours sur lui.

Une boutique se distingue par ce qu’Internet ne fait pas : le conseil, l’essai, la découverte. Le client qui a été bien conseillé revient pour être conseillé encore, à condition qu’on lui donne de quoi revenir, une nouveauté annoncée, une mise de côté, un événement. Un salon, lui, vit d’un rythme : quatre à huit semaines entre deux visites selon la prestation. Proposer la date suivante avant que le client ne parte, puis la rappeler à temps, suffit souvent à tenir ce rythme.

Dans les deux cas, la carte de fidélité ne doit pas dépendre de la mémoire du client ni de son portefeuille en cuir. Une carte ajoutée à Apple Wallet ou à Google Wallet est toujours là, se met à jour à chaque passage et peut afficher un message au bon moment : nous expliquons son fonctionnement dans la carte de fidélité dans Apple Wallet et Google Wallet, et c’est ce que nous mettons en place dans notre offre de fidélité mobile.

Quelles erreurs font fuir les clients fidèles ?

Réserver les meilleures offres aux nouveaux, changer les règles du programme sans prévenir, laisser expirer des points sans avertir, envoyer des messages sans consentement ou trop souvent, et ne pas reconnaître un habitué au comptoir. Chacune de ces erreurs dit au client que sa fidélité ne compte pas, et il en tire les conséquences en silence.

La plus fréquente est la promotion réservée aux nouveaux clients. Elle se comprend d’un point de vue commercial, elle est désastreuse d’un point de vue humain : le client fidèle découvre que l’inconnu paie moins que lui. Si vous devez attirer, attirez avec quelque chose que les habitués ont déjà. La deuxième erreur est le programme modifié sans explication, paliers déplacés, tampons devenus points, récompense retirée. Un programme est une promesse ; une promesse changée sans prévenir vaut une promesse rompue.

La troisième erreur touche les messages. Un client fidèle accepte volontiers une nouvelle utile ; il n’accepte pas d’être sollicité sans avoir dit oui, ni chaque semaine. En France, la prospection par e-mail ou SMS auprès d’un particulier suppose son consentement préalable, avec une exception encadrée pour les clients existants à propos de produits ou services analogues, et toujours une possibilité de s’opposer simplement : la CNIL détaille ces règles (nouvel onglet). Nous en tirons les conséquences pratiques dans programme de fidélité et RGPD.

Quels signaux montrent que vos clients ne reviennent pas ?

Un chiffre d’affaires porté par des visages nouveaux, des cartes en carton jamais complétées, des avis qui racontent une seule visite, des rendez-vous qui ne se renouvellent pas. Sans registre des passages, ces signaux restent des impressions ; un programme mesuré donne la part des clients qui reviennent et l’intervalle entre deux visites.

La plupart des commerces ignorent leur taux de retour, parce que rien ne le compte. La caisse connaît les tickets, pas les personnes. C’est ce qui rend la fidélisation si difficile à piloter : on sent que « les gens reviennent moins », sans savoir ni combien, ni lesquels, ni depuis quand. Le premier bénéfice d’un programme n’est pas la récompense, c’est la mesure : chaque validation est datée et rattachée à une carte, ce qui permet de lire la part des clients revenus dans le mois et le délai moyen entre deux visites.

Ces deux nombres suffisent à décider. Si la part des clients qui reviennent baisse, le problème est dans l’expérience, pas dans la visibilité ; si l’intervalle s’allonge, une raison de revenir manque. Nous décrivons dans le programme de fidélité sans application comment ces mesures se lisent depuis un simple tableau de bord, sans matériel ni caisse particulière.

Par quoi commencer cette semaine ?

Par ce qui ne coûte rien : compter combien de clients de la semaine étaient déjà venus, répondre aux avis en attente, choisir une raison de revenir à donner avant la sortie, et décider d’une reconnaissance simple pour les habitués. Le programme se choisit ensuite, quand ces gestes sont en place et que vous savez ce que vous voulez mesurer.

Une semaine suffit pour poser les fondations. Aucune des actions ci-dessous ne demande de prestataire, et toutes préparent un programme qui, lui, en demandera un : un programme mesuré, sans application à installer, avec une carte dans le téléphone et une règle en une phrase.

Quand ces gestes tiennent depuis quelques semaines, le programme a un sol sur lequel se poser, et vous savez ce que vous attendez de lui : plus de retours, un intervalle plus court, ou un panier plus régulier. C’est à ce moment que nous pouvons en parler ensemble, avec vos habitudes de comptoir et vos contraintes de service, pas avant.

  • Compter, sur une semaine, les clients que vous reconnaissez et ceux que vous voyez pour la première fois.
  • Répondre à tous les avis en attente, puis décider qui répond aux prochains et sous combien de jours.
  • Écrire la raison de revenir que vous donnerez à chaque client avant sa sortie, et la tester au comptoir.
  • Choisir la reconnaissance offerte aux habitués : une attention, une priorité, une information avant les autres.
  • Noter ce que vous voudriez mesurer, pour que le futur programme le mesure dès le premier jour.

À retenir.

  • Un client qui revient a déjà coûté ce qu’il fallait pour venir ; le retenir est l’effort le moins cher du commerce.
  • La constance et la reconnaissance fidélisent avant toute récompense ; le programme les rend visibles et mesurables.
  • Donner une raison de revenir avant la sortie transforme chaque visite en début de la suivante.
  • Un restaurant compte en visites, un salon en rythme, une boutique en conseil et en nouveautés.
  • Les offres réservées aux nouveaux, les règles changées sans prévenir et les messages non consentis font fuir les fidèles.
  • Sans mesure du taux de retour et de l’intervalle entre deux visites, la fidélisation reste une impression.

Questions fréquentes

Faut-il une carte de fidélité pour fidéliser ?

Non. La constance, la reconnaissance et une raison de revenir fidélisent sans aucune carte. La carte sert à deux choses que les gestes ne font pas : rendre la reconnaissance visible pour le client, et mesurer le retour pour le commerce. Elle vaut la peine quand ces gestes sont en place, et à condition qu’elle soit toujours sur le client, donc dans son téléphone plutôt qu’en carton.

Les remises fidélisent-elles ?

Rarement seules. Une remise fait revenir tant qu’elle dure, puis le client attend la suivante, et le prix normal lui paraît une hausse. Une récompense en nature, un produit offert, une priorité, une attention, attache davantage, parce qu’elle parle de l’établissement et non du prix. La remise garde un rôle ponctuel, pour un événement ou une relance, jamais comme règle du programme.

Faut-il fidéliser aussi les clients occasionnels ?

Oui, mais différemment. Le client occasionnel, celui qui vient deux ou trois fois par an, n’a pas besoin d’une carte à tampons qu’il ne remplira jamais ; il a besoin de se souvenir de vous au bon moment. Une fiche d’établissement à jour, un site qui rassure et une information sur ce qui change chez vous suffisent souvent. Le programme se concentre sur ceux qui peuvent devenir réguliers.

Un client fidèle accepte-t-il de recevoir des messages ?

Oui, s’il a dit oui, si les messages lui servent et s’ils restent rares. Un client qui a rejoint un programme accepte un message sur ce qui le concerne : une nouveauté, un rendez-vous à prendre, une récompense atteinte. Il n’accepte pas des sollicitations générales ni un rythme hebdomadaire. La règle utile est simple : chaque message doit pouvoir répondre à la question « pourquoi maintenant ? ».

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